Julia Kogan, chanteuse soprano colorature, est née en Ukraine, a grandi aux Etats-Unis et vit maintenant en France ou elle mène une carrière internationale. Sa Reine de la Nuit dans la production de « Die Zauberflöte » du Musikfestival Steyr en Autriche (diffusée à la télévision autrichienne et éditée en DVD) fut qualifié de « parfaite » et « brillante » par la presse nationale. A la suite, Julia a enregistré un CD d’airs de Mozart (« Auf ewig dein Mozart ») avec le Junge Philharmonie Wien sous la direction de Michael Lessky. La presse locale et le magazine Opera News l’ont couverte d’éloges pour son interprétation de la Reine de la Nuit à l’Indianapolis Opera. Julia a remporté de nombreuses distinctions dont le premier prix du Concours International de Chant de Marmande. Elle a chanté la Reine de la Nuit à l’Opéra de Toulouse et à l’Opéra d’Avignon. On a également pu l’entendre dans les rôles de Blonde dans « Die Entführung aus dem Serail », de Zerbinetta dans « Ariadne auf Naxos » à l’Opéra de Limoges et de Greta Fiorentino à l’Opéra de Toulon lors de la première française de « Street Scene » de Kurt Weill. Elle va bientôt reprendre le rôle de Greta Fiorentino pour l’Opéra de Toulon puis tenir celui de la Reine de la Nuit à l’Opéra de Manitoba, celui de Madame Herz dans le « Der Schauspiel Direktor » de Mozart à Aix, Toulon et Angers. Julia a chanté également en soliste avec l’orchestre de l’Opéra de Toulon sous la direction d’Olivier Holt.

Les concerts de Julia se sont tenus en Autriche, en France, en Russie, en Espagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Ses débuts en Espagne avec le Chamber Orchestra Kremlin à Majorque ont été suivis par une « 9ème Symphonie de Beethoven » au Festival Rialp 2008 avec le National Symphony Orchestra d’Ukraine sous la direction de Volodymir Syrenko. Elle s’est produite en janvier 2009 avec le Junge Philharmonie Wien sous la direction de Michael Lessky à l’Ehrbar Saal de Vienne. En Mars, elle y a interprété le solo soprano du « Stabat Mater » de Haydn. En février 2009, Julia a fait ses débuts avec le New Jersey Opera. Pour ses débuts au Royaume-Uni, en mars 2008, avec le Newcastle Baroque Orchestra sous la direction d’Eric Cross, elle a présenté un programme d’œuvres rares de Vivaldi. Elle est revenue au Royaume-Uni en mars 2010 pour le « Der Tod Jesu » de Graun. En avril 2009, elle a participé à l’Early Music Festival de Séville où, accompagnée par le Figueiredo Consort, elle a chanté les « Neuf Airs allemands » de Händel (enregistrée en live pour la radio espagnole). En Juin 2009, Julia est retournée à Vivaldi : accompagnée par le The Little Orchestra Society (LOS) sous la direction de Dino Anagnost, elle fut la soliste de « Vivaldi’s Venice » au Zankel Hall du Carnegie Hall à New York, où elle s’est à nouveau produite en juin 2010. En février 2010, elle a fait ses débuts avec le LOS au Lincoln Center lors du gala pour le 150ème anniversaire de Victor Herbert. Son travail avec le Chamber Orchestra Kremlin sous la direction de Misha Rachlevsky l’a amenée jusqu’à Moscou pour des concerts de musique baroque, où elle a d’ailleurs participé au festival Christmas at the Kremlin. Le résultat de cette collaboration est un album solo d’airs de Vivaldi, « Vivaldi Fioritura », récemment sorti chez Rideau Rouge Records et distribué par Harmonia Mundi. En avril 2011, accompagnée par « Les Passions » sous la direction de Jean-Marc Andrieu, Julia sera en tournée en France avec « Vivaldi Fioritura ». La saison prochaine sortira un nouvel album de mélodies de Mozart, Schubert et Rachmaninoff, enregistré avec le pianiste Christopher Glynn. Elle fera ses débuts en Amérique du Sud en 2010-2011 avec des concerts au Brésil au théâtre Sao Pedro à Sao Paulo et à Campos de Jordao.

Julia est également une fervente interprète de musique contemporaine. Elle a un intérêt particulier pour les nouveaux projets où se rencontrent et se mêlent la littérature, la musique, le théâtre et le langage. En 2007, au Slobodkin Hall de Moscou, a eu lieu la première de « There… », un cycle de chants extraits de poèmes en anglais et en russe de Joseph Brodsky mis en musique par Eskender Bekmambetov. A cette première ont succédé de concerts en 2008 au Weill Hall du Carnegie Hall, au Baryshnikov Arts Center et à la Library of Congress, salués par le New York Times et le Washington Post. A la suite de « There… », un deuxième cycle de chants orchestraux composé de poèmes en russe et en anglais de Vladimir Nabokov, traduits par l’auteur lui-même, a vu le jour. Les poèmes en anglais ont été mis en musique par James DeMars, Jay Greenberg et Michael Schelle ; les poèmes russes par Ivan Barbotin, Andrey Rubtsov et Ljova Zhurbin. Isabelle Aboulker a composé la musique du troisième cycle basé sur des poèmes en français écrits par les plus grands poètes russes du 19ème siècle. Les trois cycles ont été enregistrés en décembre 2009 avec le St. Petersburg Chamber Philharmonic sous la direction de Jeffery Meyer. Distribué par Harmonia Mundi, l’album sortira prochainement chez Rideau Rouge Records. La première mondiale du cycle de Nabokov « Sing, Poetry » et de celui composé par Isabelle Aboulker « Caprice étrange » a eu lieu le 25 décembre 2009 au Glinka Hall de Saint-Pétersbourg. Actuellement, une nouvelle création est en cours : il s’agit d’un opéra-ballet tiré d’un conte franco-russe en vers de Marina Tsvetaeva « Le Gars » (ou Molodets) sur une musique du compositeur Eskender Bekmambetov.